Début juillet 2007. Nous sommes dans le sud de l’Italie. Et plus précisément dans le Salento, une région des Pouilles dont la réputation tient plus à ses festivals de Tarentelle pour touristes qu’à ses laboratoires de recherche militaire ou à ses prisons spéciales. Dans ce bar aux larges baies vitrées qui donnent sur la mer, on ne se trouve qu’à quelques encablures de la station balnéaire de San Foca. Là, dans une ancienne colonie de vacances située entre la plage et la route qui longe la côte, l’Église a directement géré pour le compte de l’État, pendant sept ans, un centre de rétention pour sans-papiers en attente d’expulsion.





